Sur la route de la Geek I'll still be a geek after nobody thinks it's chic !

20avr/113

Le Community Management pour les Nuls !

Team Photo

Depuis maintenant plus de 2 semaines, je suis Community Manager. Et la question récurrente qui me tombe dessus quand je discute avec mes proches de mon travail, c'est "Ah ben, tu fais du Facebook toute la journée alors ?". Grand moment de solitude dans ce cas-là et regard goguenard de ma part, histoire de bien montrer à la personne en face qu'elle est à côté de la plaque. Et comme ça revient de plus en plus souvent, ça me force à jeter mes états d'âme sur mon blog (j'ai pas envie d'aller chez un psy).

Community quoi ?
Je l'ai dit plus haut, je suis Community Manager, faut suivre, voyons !!! Sauf qu'à l'heure actuelle, le Community Management, c'est un peu tout et rien. En effet, cette notion englobe beaucoup de choses, allant du boire au manger : e-réputation, un peu de SEO (Search Engine Optimization), beaucoup de réseaux sociaux, de la communication, de la gestion de projet, une pointe de RP (Relation Presse), de la rédaction, etc. Si bien que quand on fait des entretiens d'embauche pour ce genre de poste, la première question qu'on vous soumet est souvent "donc pour toi, c'est quoi le community management ?". Et comme je n'ai pas 42 exemples de communautés différentes en tête, je prenais toujours la même : WoMoz !
WoMoz, c'est un projet (pour ne pas dire mon projet, car je suis très attachée à lui) dont le but est d'étudier et de modifier la participation des femmes dans l'informatique, le logiciel libre plus particulièrement et Mozilla encore plus particulièrement. C'est le projet qu'on a lancé avec Delphine durant mes 3 mois de stage à Mozilla en 2009. La première année, nous nous sommes focalisées sur la partie technique : étude de ce qui serait utile, mise en place du site web et des outils (blog, wiki et ML), intégration du tout, une petite couche réseaux sociaux histoire de "connecter tout le monde".
Pour la deuxième année par contre, je me suis plutôt penchée sur la partie Communication et Gestion de projet. Communication avec des conférences données un peu partout, à propos de WoMoz, de la vision geek des projets libres, ce genre de choses (d'ailleurs merci à Claire et Delphine pour leur aide), avec des événements organisées pour faire du "networking" (comme les cocktails Girls In Tech Paris Womoz) ou tout simplement une présence sur des salons comme les Solutions Linux (je crois qu'on appelle ça du lobbying). Gestion de projet avec le projet B2i (qui va d'ailleurs faire un joli petit dans les mois à venir, restez connecté ;) )

En gros, c'est ça pour moi, community manager, c'est un geek qui a d'assez bonnes connaissances du Web et des technos pour mettre en place un site web et le gérer tout seul, faire des liens avec les réseaux sociaux et tout le bataclan. C'est également un chef de projet capable d'organiser tout ce foutoir et de motiver les troupes (que sont les bénévoles). Et c'est un communicant capable d'aller sur le terrain, d'expliquer son projet, ses erreurs et ses réussites, où il veut aller et pourquoi il veut y aller.

Il y a plus qu'à, comme on dit.

Crédit Photo: Ludovic Hirlimann, en CC by-nc 2.0

24fév/110

Cocktail Girls In Tech WoMoz – Nous avons trouvé le lieu

Et voilà, le lieu a été trouvé pour accueillir le premier cocktail Girls In Tech WoMoz, c'est le Great Canadian qui nous accueillera en ce 17 mars, 18h30. Les inscriptions sur le site sont d'ores et déjà complètes (wahou, après seulement un jour d'annonce), mais n'hésitez pas à passer tout de même, il y aura de la place pour tout le monde !

Adresse : 25 Quai Grands Augustins, 75006 Paris
Site internet : http://www.tgcparis.com
Google Maps : lien

23fév/112

Alors, on va se prendre un pot ?

Réservez votre soirée du 17 mars, 18h30, car il va être question de faire la fête ! Enfin, plus précisément de "réseauter" (je ne sais pas pourquoi, mais j'adore ce terme). En collaboration avec Girls In Tech Paris, Women & Mozilla vous invite à prendre un pot dans Paris (le lieu est encore à confirmer, on va faire en sorte que ce soit au centre de Paris pour que ce soit pratique pour tous). Tout ceci est purement informel, le but est de se rencontrer, de parler de nos projets respectifs, proposer des idées d'évènements, changer le monde, s'échanger des cartes de visite même ou tout simplement prendre un verre !

L'inscription à cet évènement est gratuite et ouverte à tous (oui, hommes et femmes !) ! Pour des raisons d'organisation, il est néanmoins demander de s'inscrire via ce site afin de nous aider à estimer le nombre de participants. Mais ne vous inquiétez pas, personne ne sera jeté de la salle par des videuses expertes en krav maga, donc si vous voyez que l'évènement est complet, n'hésitez pas à passer malgré tout.

Prochaine communication quand nous aurons fixé le lieu ! Et non, pas la peine de lancer une collecte pour m'offrir des cours de dessin, j'arrête là l'exercice :D

14fév/110

ITWoMoz #1 – Adrienne Alix

Premier article d'une (j'espère) longue série : les Interviews WoMoz (ITWoMoz pour faire court). Le but est de présenter durant un échange écrit une femme impliquée dans les technologies de l'information, de préférence dans le Logiciel Libre mais pas forcément. L'idée générale est de recenser des témoignages sur ce qu'est le Libre, vu de l'intérieur mais aussi de l'extérieur. Les ITWoMoz sont disponibles sur le blog de WoMoz en version anglaise, je fournirai toutefois une version francophone pour chaque ITW chez votre serviteur :) .
Et pour bien commencer cette série, j'ai contacté Adrienne Alix qui a eu la gentillesse de se soumettre à l'exercice.

Adrienne AlixPour commencer, peux-tu te présenter à nos lecteurs ? Quel est ta formation et ton métier mais surtout tes projets dans le Libre ?
Adrienne Alix : J'ai 31 ans, je vis à Toulouse depuis quelques années, j'ai deux enfants. J'ai une formation d'historienne spécialisée sur l'histoire religieuse du XVIIIe et XIXe siècle, mais je travaille actuellement comme responsable éditoriale / CRM et community manager, pour un site de e-commerce. Dans le Libre, je suis principalement active sur les projets Wikimédia : Wikipédia d'abord, et également Wikisource et Wikimedia Commons. À part cela, je n'ai pas beaucoup d'activités dans le milieu du Libre, je lis beaucoup ce qui se fait, je suis adhérente de l'April, je suis pas mal ce que fait Framasoft, mais ça s'arrête là pour l'instant.

Comment es-tu entrée à Wikimédia France ? J'imagine que cela n'est pas arrivé du jour au lendemain, non ? Quel a été le processus qui a fait que tu es devenue Présidente ?
AA : J'ai commencé à contribuer sur Wikipédia début 2006. J'ai découvert l'existence de l'association Wikimédia France, qui soutient en France les projets Wikimédia, en 2007. J'ai commencé à m'y intéresser, j'ai adhéré fin 2007. Comme j'avais pas mal de temps libre à l'époque je m'y suis investie, j'ai postulé au conseil d'administration en mars 2009 et le conseil d'administration m'a nommée présidente. Les choses se sont faites assez rapidement, une fois que j'ai découvert quelles réflexions sous-tendent Wikipédia, le partage libre des connaissances, la nécessité du Libre pour construire ce projet, je suis complètement tombée dedans, ça me semblait tout à fait évident.

En quoi consiste ta contribution à Wikimédia en ce moment ? Y a-t-il des projets sur lesquels tu travailles en particulier, qui te tiennent plus à cœur que d'autres ?
AA : Ma contribution est assez faible en ce moment sur Wikipédia, je suis bien trop occupée par les actions de l'association ! Pour Wikimédia France, je m'occupe surtout de coordination des actions, ce qui n'est pas très évident à expliquer. Je prend en charge également ce qui concerne notre salarié. En dehors de cela, j'aime énormément suivre et donner de l'impulsion dans les projets culturels que nous menons avec des institutions culturelles. Cela passe principalement par ce qu'on pourrait appeler de l'évangélisme auprès de musées, archives, bibliothèques. Les convaincre que libérer leurs ressources est une bonne chose pour eux, leur expliquer les licences libres, et monter des partenariats avec eux pour les aider dans cette démarche. C'est très enthousiasmant. J'aime également beaucoup faire découvrir le Libre et Wikipédia à des néophytes lors de rencontres informelles, de conférences grand public, etc.

Au quotidien, comment vis-tu le travail dans le secteur de l'informatique ? Et dans le monde du Logiciel Libre ?
AA : Je travaille dans le e-commerce, ce qui n'est pas tout à fait le secteur de l'informatique même si celle-ci est omniprésente. Dans l'équipe avec laquelle je travaille tous les jours, et qui englobe le marketing, le graphisme, et le développement logiciel, nous sommes à peu près autant de femmes que d'hommes, tous assez jeunes (entre 23 et 35 ans, patron compris). Les choses se passent très bien. Je ne connais rien au développement, mais petit à petit, à force de travailler avec les développeurs, je comprends de mieux en mieux leur logique, leurs problématiques. Nous travaillons essentiellement sur des outils libres (Ubuntu, Open Office) ou Open Source (notamment Magento, grosse plate-forme e-commerce) et la philosophie du Libre est assez présente dans l'entreprise, à la fois pour des questions pratiques et pour des questions économiques, un peu aussi pour des questions « philosophiques ».
Pour ce qui est du monde du Libre, c'est assez étrange quand on y est sans y être entrée par l'informatique. Je me sens souvent un peu illégitime pour parler du Logiciel Libre, même si je pense bien comprendre les problématiques. Je n'ai jamais mis les mains dans le code, j'ai beaucoup de sympathie pour les libristes en général et nos rapports se passent bien, mais arrive un moment où je décroche des conversations… Ceci dit je ne désespère pas d'apprendre un peu à bidouiller quand j'aurai du temps.

La contribution des femmes dans le Libre est-elle si anecdotique que cela ? Certaines statistiques parlent de 2% de femmes dans ce domaine pour 25% dans le logiciel propriétaire. Comment le ressens-tu, en tant que contributrice ?
AA : Encore une fois, je ne me sens pas appartenir au monde du logiciel. Au monde du Libre, oui ;-)
Sur Wikipédia, il y a également très peu de femmes, on estime qu'il y a environ 12% de femmes qui contribuent. Je ne sais pas si ce chiffre reflète la réalité ou pas, c'est difficile de savoir ce qu'il en est dans un projet où les contributeurs sont très volatiles et où l'anonymat est de règle. Chez les administrateurs de Wikipédia en français, la proportion de femmes est stable depuis plusieurs années, à environ 7%. Chez Wikimédia France, il y a environ 10% de femmes.
Je dirais que dans l'absolu, ce n'est pas grave. En réalité, ça peut induire des biais dans la rédaction des articles et la manière de vivre dans la communauté. Je n'arrive pas à savoir si nous devrions avoir une action spécifique en direction des femmes, je me dis qu'il faudrait déjà comprendre pourquoi naturellement elles n'y viennent pas. Après, au quotidien je ne trouve pas ça très compliqué à vivre, au contraire. Je n'ai que très rarement eu à subir de souci parce que femme, et au contraire j'ai souvent eu l'impression qu'on me faisait plus facilement confiance pour des tâches d'encadrement « parce que femme ». Je ne sais pas quelle part donner au fait que je sois une femme et quelle part donner à mon caractère, cela dit. Je pense que c'était un pari de confier la présidence de l'association à une femme littéraire, mais je pense que c'est une bonne chose pour montrer que la philosophie du Libre va au-delà du logiciel.

Selon toi, que faudrait-il faire pour apporter un peu plus de stabilité dans les projets libristes et dans les communautés ? Est-ce vraiment nécessaire / utile ?
AA : La stabilité est une problématique importante. Dans les projets Wikimédia, on fonctionne essentiellement avec des bénévoles. Un bénévole donne de son temps libre. C'est très difficile de demander à une personne qui donne de son temps libre de tenir des deadlines, de s'engager sur du long terme. Difficile de lui demander des comptes sur son travail. Difficile de lui donner des ordres, de la faire travailler sur quelque chose qui ne l'intéresse pas. Donc les projets avancent, mais pas toujours dans le sens ou à la vitesse prévus au départ. À la fois c'est parfois difficile à vivre quand on dirige une association parce qu'on navigue un peu à vue et que cela peut nous poser des problèmes dans les projets qu'on mène avec des institutions ou partenaires extérieurs, à la fois je trouve que c'est une grande chance parce qu'on stimule nettement plus la créativité des gens.
Il faut trouver un moyen de valoriser davantage le travail de chacun, pour qu'il se sente reconnu dans ce qu'il fait et qu'il trouve la motivation de continuer jusqu'au bout son projet. De mon côté, j'essaie de faire cela en prenant le temps de suivre chaque projet, de prendre des nouvelles, de me tenir au courant, et aussi en remerciant les gens individuellement. Ce n'est pas grand chose mais c'est une marque de reconnaissance qui, je le sais, peut aider les gens. Nous essayons également de monter des groupes de travail, pour avoir plus de suivi sur les choses, mais ce n'est pas facile à construire.
Donc oui, bichonnons nos contributeurs pour assurer la stabilité de nos actions, mais ne courons pas trop vers une stabilité qui pourrait s'apparenter à de la bureaucratie, car la force du Libre c'est l'initiative individuelle, et trop de rigidité tue la créativité.

Question bonus : Je recherche la prochaine interviewée pour la chronique des interviews et j'ai déjà quelques noms de personnes à questionner. Aurais-tu une personne impliquée dans le libre ou pas, dont tu aimerais entendre le témoignage au sujet de la diversité ?
AA : Il y a une femme que j'aime beaucoup et qui habite à l'autre bout du monde. Elle s'appelle Beatriz Busaniche, et est argentine. Elle est très active dans le Libre en Argentine et également dans le mouvement Wikimédia. Elle a réussi quasiment toute seule à faire « libérer » plusieurs dizaines d'heures d'archives de la Radio-Télévision argentine, dont une partie est maintenant disponible pour tous sur Wikimédia Commons, notamment de grands moment d'histoire de son pays. Elle a une énergie très communicative et une grande gentillesse. Nous nous sommes rencontrées à Wikimania en Pologne l'été dernier, puis aux wikirencontres de Paris en décembre, je crois qu'elle est très active dans le Libre depuis de nombreuses années, à mon avis c'est quelqu'un à interroger :-)

Je n'y manquerai pas ! Merci pour ta contribution !

Cette interview est disponible en version anglaise sur le blog de WoMoz.

18sept/100

Conférences à l’académie de Créteil

Une petite note pour annoncer le début des conférences de l'université de Créteil. Cette année, l'inauguration aura lieu avec Françoise Héritier, anthropologue et professeur au Collège de France, sur le sujet suivant; "Femmes, sciences et vie professionnelle".
L'inscription est gratuite et ouverte à tous, alors n'hésitez pas à vous inscrire en cliquant sur ce lien.

Un autre cycle de conférence sera également traité à propos de l'éducation et des apprentissages à l'ère du numérique, cycle que je ne manquerai pour rien au monde, maintenant que le projet B2i est officiellement lancé.

La suite au prochain épisode :)

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