Sur la route de la Geek I'll still be a geek after nobody thinks it's chic !

16Nov/110

Novembre 2011 : Ubuntu-Party

Cela faisait longtemps que je n'avais rien posté sur mon blog personnel. Mémoire de fin d'étude oblige, ces derniers mois ont été un peu tendus. Mais me revoilà !

Le week-end dernier a eu lieu à la Cité des Sciences et de l'Industrie l'Ubuntu Party 11.10, un événement organisé par la communauté française d'Ubuntu. Durant 3 jours, l'association investie le Carrefour Numérique de ce grand musée parisien pour y installer ses cartons de goodies, ses bénévoles, ses conférenciers et d'autres associations partenaires. C'est ainsi que j'ai tenu le stand Mozilla durant 2 jours (vendredi et dimanche), secondée des excellents Clochix, Florian, Paul, entre autres.

Commençons par les points négatifs, histoire de tout de suite enlever une épine du pied :

  • pour Ubuntu-fr : les premiers jours, les stands ont été installés à l'extérieur du Carrefour numérique, ce qui a fait que la majorité des visiteurs venaient pour nous demander le chemin vers telle expo, vers le métro, les toilettes, etc. On en a même fait un jeu avec les gens de Wikimédia France pour voir qui aurait le plus de questions n'ayant pas trait à son activité. Je crois que c'est Wikimédia qui a gagné sur ce coup là !
  • pour Frenchmozilla et Mozilla en général : il y a un manque flagrant de goodies, notamment à destination des bénévoles. Il faudrait mettre en place des kits du bénévole en conférence et stand, de manière à ce qu'on n'ait pas à tout réinventer à chaque event. Un flyers du bénévole, dans le genre de ce que fait l'April, pourrait être bien. Il faudrait aussi réimprimer des Manifesto en français.

Les points positifs maintenant :

  • l'Ubuntu Party est un formidable espace de networking inter-projets : il est ainsi facilement possible d'avoir des nouvelles d'autres associations françaises, tels que l'April, Framasoft, Wikimédia, OpenStreetMap France, etc. Cela permet aussi de se mettre à jour au niveau de l'actualité de chacun de ces projets.
  • l'Ubuntu Party est organisée dans un grand musée parisien, qui apporte beaucoup de visibilité, surtout vers le grand public. Cela permet d'être en contact direct avec un public utilisateur de logiciel libre et de potentiellement recruter des bénévoles pour des projets locaux (je suis moi même une contributrice Mozilla recrutée durant une Ubuntu Party, merci Pascal 🙂 ). Pour donner un ordre d'idée, cette Ubuntu Party a attiré 3 258 visiteurs sur 3 jours, dont 995 personnes le premier jour, qui était pourtant un jour férié.
  • au niveau du stand Mozilla, nous avons utilisé une démo de MDN pour "attirer le visiteur" : celle du Nyan Cat en HTML5. Cette démo est un aimant à question à elle toute seule !

Quelques remarques, ni négatives, ni positives, qui pourraient améliorer l'implication de Mozilla au sein de ce genre d’événement :

  • nous avions des Mozilla Manifesto en anglais... Ils sont tous partis malgré la langue !
  • il faut penser à programmer des ateliers à ce genre de conférence, pour mettre en avant les nouvelles fonctionnalités et les technologies utilisées par Mozilla (démos techniques et utilisateurs), directement à portée du grand public.

Voilà, comme tous les 6 mois, un événement très prenant et passionnant. Et pour finir, toutes les photos que j'ai prises de la Party se trouve sur Flickr en CC-BY-SA: =>ICI<=.

23Fév/112

Alors, on va se prendre un pot ?

Réservez votre soirée du 17 mars, 18h30, car il va être question de faire la fête ! Enfin, plus précisément de "réseauter" (je ne sais pas pourquoi, mais j'adore ce terme). En collaboration avec Girls In Tech Paris, Women & Mozilla vous invite à prendre un pot dans Paris (le lieu est encore à confirmer, on va faire en sorte que ce soit au centre de Paris pour que ce soit pratique pour tous). Tout ceci est purement informel, le but est de se rencontrer, de parler de nos projets respectifs, proposer des idées d'évènements, changer le monde, s'échanger des cartes de visite même ou tout simplement prendre un verre !

L'inscription à cet évènement est gratuite et ouverte à tous (oui, hommes et femmes !) ! Pour des raisons d'organisation, il est néanmoins demander de s'inscrire via ce site afin de nous aider à estimer le nombre de participants. Mais ne vous inquiétez pas, personne ne sera jeté de la salle par des videuses expertes en krav maga, donc si vous voyez que l'évènement est complet, n'hésitez pas à passer malgré tout.

Prochaine communication quand nous aurons fixé le lieu ! Et non, pas la peine de lancer une collecte pour m'offrir des cours de dessin, j'arrête là l'exercice 😀

14Fév/110

ITWoMoz #1 – Adrienne Alix

Premier article d'une (j'espère) longue série : les Interviews WoMoz (ITWoMoz pour faire court). Le but est de présenter durant un échange écrit une femme impliquée dans les technologies de l'information, de préférence dans le Logiciel Libre mais pas forcément. L'idée générale est de recenser des témoignages sur ce qu'est le Libre, vu de l'intérieur mais aussi de l'extérieur. Les ITWoMoz sont disponibles sur le blog de WoMoz en version anglaise, je fournirai toutefois une version francophone pour chaque ITW chez votre serviteur :).
Et pour bien commencer cette série, j'ai contacté Adrienne Alix qui a eu la gentillesse de se soumettre à l'exercice.

Adrienne AlixPour commencer, peux-tu te présenter à nos lecteurs ? Quel est ta formation et ton métier mais surtout tes projets dans le Libre ?
Adrienne Alix : J'ai 31 ans, je vis à Toulouse depuis quelques années, j'ai deux enfants. J'ai une formation d'historienne spécialisée sur l'histoire religieuse du XVIIIe et XIXe siècle, mais je travaille actuellement comme responsable éditoriale / CRM et community manager, pour un site de e-commerce. Dans le Libre, je suis principalement active sur les projets Wikimédia : Wikipédia d'abord, et également Wikisource et Wikimedia Commons. À part cela, je n'ai pas beaucoup d'activités dans le milieu du Libre, je lis beaucoup ce qui se fait, je suis adhérente de l'April, je suis pas mal ce que fait Framasoft, mais ça s'arrête là pour l'instant.

Comment es-tu entrée à Wikimédia France ? J'imagine que cela n'est pas arrivé du jour au lendemain, non ? Quel a été le processus qui a fait que tu es devenue Présidente ?
AA : J'ai commencé à contribuer sur Wikipédia début 2006. J'ai découvert l'existence de l'association Wikimédia France, qui soutient en France les projets Wikimédia, en 2007. J'ai commencé à m'y intéresser, j'ai adhéré fin 2007. Comme j'avais pas mal de temps libre à l'époque je m'y suis investie, j'ai postulé au conseil d'administration en mars 2009 et le conseil d'administration m'a nommée présidente. Les choses se sont faites assez rapidement, une fois que j'ai découvert quelles réflexions sous-tendent Wikipédia, le partage libre des connaissances, la nécessité du Libre pour construire ce projet, je suis complètement tombée dedans, ça me semblait tout à fait évident.

En quoi consiste ta contribution à Wikimédia en ce moment ? Y a-t-il des projets sur lesquels tu travailles en particulier, qui te tiennent plus à cœur que d'autres ?
AA : Ma contribution est assez faible en ce moment sur Wikipédia, je suis bien trop occupée par les actions de l'association ! Pour Wikimédia France, je m'occupe surtout de coordination des actions, ce qui n'est pas très évident à expliquer. Je prend en charge également ce qui concerne notre salarié. En dehors de cela, j'aime énormément suivre et donner de l'impulsion dans les projets culturels que nous menons avec des institutions culturelles. Cela passe principalement par ce qu'on pourrait appeler de l'évangélisme auprès de musées, archives, bibliothèques. Les convaincre que libérer leurs ressources est une bonne chose pour eux, leur expliquer les licences libres, et monter des partenariats avec eux pour les aider dans cette démarche. C'est très enthousiasmant. J'aime également beaucoup faire découvrir le Libre et Wikipédia à des néophytes lors de rencontres informelles, de conférences grand public, etc.

Au quotidien, comment vis-tu le travail dans le secteur de l'informatique ? Et dans le monde du Logiciel Libre ?
AA : Je travaille dans le e-commerce, ce qui n'est pas tout à fait le secteur de l'informatique même si celle-ci est omniprésente. Dans l'équipe avec laquelle je travaille tous les jours, et qui englobe le marketing, le graphisme, et le développement logiciel, nous sommes à peu près autant de femmes que d'hommes, tous assez jeunes (entre 23 et 35 ans, patron compris). Les choses se passent très bien. Je ne connais rien au développement, mais petit à petit, à force de travailler avec les développeurs, je comprends de mieux en mieux leur logique, leurs problématiques. Nous travaillons essentiellement sur des outils libres (Ubuntu, Open Office) ou Open Source (notamment Magento, grosse plate-forme e-commerce) et la philosophie du Libre est assez présente dans l'entreprise, à la fois pour des questions pratiques et pour des questions économiques, un peu aussi pour des questions « philosophiques ».
Pour ce qui est du monde du Libre, c'est assez étrange quand on y est sans y être entrée par l'informatique. Je me sens souvent un peu illégitime pour parler du Logiciel Libre, même si je pense bien comprendre les problématiques. Je n'ai jamais mis les mains dans le code, j'ai beaucoup de sympathie pour les libristes en général et nos rapports se passent bien, mais arrive un moment où je décroche des conversations… Ceci dit je ne désespère pas d'apprendre un peu à bidouiller quand j'aurai du temps.

La contribution des femmes dans le Libre est-elle si anecdotique que cela ? Certaines statistiques parlent de 2% de femmes dans ce domaine pour 25% dans le logiciel propriétaire. Comment le ressens-tu, en tant que contributrice ?
AA : Encore une fois, je ne me sens pas appartenir au monde du logiciel. Au monde du Libre, oui 😉
Sur Wikipédia, il y a également très peu de femmes, on estime qu'il y a environ 12% de femmes qui contribuent. Je ne sais pas si ce chiffre reflète la réalité ou pas, c'est difficile de savoir ce qu'il en est dans un projet où les contributeurs sont très volatiles et où l'anonymat est de règle. Chez les administrateurs de Wikipédia en français, la proportion de femmes est stable depuis plusieurs années, à environ 7%. Chez Wikimédia France, il y a environ 10% de femmes.
Je dirais que dans l'absolu, ce n'est pas grave. En réalité, ça peut induire des biais dans la rédaction des articles et la manière de vivre dans la communauté. Je n'arrive pas à savoir si nous devrions avoir une action spécifique en direction des femmes, je me dis qu'il faudrait déjà comprendre pourquoi naturellement elles n'y viennent pas. Après, au quotidien je ne trouve pas ça très compliqué à vivre, au contraire. Je n'ai que très rarement eu à subir de souci parce que femme, et au contraire j'ai souvent eu l'impression qu'on me faisait plus facilement confiance pour des tâches d'encadrement « parce que femme ». Je ne sais pas quelle part donner au fait que je sois une femme et quelle part donner à mon caractère, cela dit. Je pense que c'était un pari de confier la présidence de l'association à une femme littéraire, mais je pense que c'est une bonne chose pour montrer que la philosophie du Libre va au-delà du logiciel.

Selon toi, que faudrait-il faire pour apporter un peu plus de stabilité dans les projets libristes et dans les communautés ? Est-ce vraiment nécessaire / utile ?
AA : La stabilité est une problématique importante. Dans les projets Wikimédia, on fonctionne essentiellement avec des bénévoles. Un bénévole donne de son temps libre. C'est très difficile de demander à une personne qui donne de son temps libre de tenir des deadlines, de s'engager sur du long terme. Difficile de lui demander des comptes sur son travail. Difficile de lui donner des ordres, de la faire travailler sur quelque chose qui ne l'intéresse pas. Donc les projets avancent, mais pas toujours dans le sens ou à la vitesse prévus au départ. À la fois c'est parfois difficile à vivre quand on dirige une association parce qu'on navigue un peu à vue et que cela peut nous poser des problèmes dans les projets qu'on mène avec des institutions ou partenaires extérieurs, à la fois je trouve que c'est une grande chance parce qu'on stimule nettement plus la créativité des gens.
Il faut trouver un moyen de valoriser davantage le travail de chacun, pour qu'il se sente reconnu dans ce qu'il fait et qu'il trouve la motivation de continuer jusqu'au bout son projet. De mon côté, j'essaie de faire cela en prenant le temps de suivre chaque projet, de prendre des nouvelles, de me tenir au courant, et aussi en remerciant les gens individuellement. Ce n'est pas grand chose mais c'est une marque de reconnaissance qui, je le sais, peut aider les gens. Nous essayons également de monter des groupes de travail, pour avoir plus de suivi sur les choses, mais ce n'est pas facile à construire.
Donc oui, bichonnons nos contributeurs pour assurer la stabilité de nos actions, mais ne courons pas trop vers une stabilité qui pourrait s'apparenter à de la bureaucratie, car la force du Libre c'est l'initiative individuelle, et trop de rigidité tue la créativité.

Question bonus : Je recherche la prochaine interviewée pour la chronique des interviews et j'ai déjà quelques noms de personnes à questionner. Aurais-tu une personne impliquée dans le libre ou pas, dont tu aimerais entendre le témoignage au sujet de la diversité ?
AA : Il y a une femme que j'aime beaucoup et qui habite à l'autre bout du monde. Elle s'appelle Beatriz Busaniche, et est argentine. Elle est très active dans le Libre en Argentine et également dans le mouvement Wikimédia. Elle a réussi quasiment toute seule à faire « libérer » plusieurs dizaines d'heures d'archives de la Radio-Télévision argentine, dont une partie est maintenant disponible pour tous sur Wikimédia Commons, notamment de grands moment d'histoire de son pays. Elle a une énergie très communicative et une grande gentillesse. Nous nous sommes rencontrées à Wikimania en Pologne l'été dernier, puis aux wikirencontres de Paris en décembre, je crois qu'elle est très active dans le Libre depuis de nombreuses années, à mon avis c'est quelqu'un à interroger 🙂

Je n'y manquerai pas ! Merci pour ta contribution !

Cette interview est disponible en version anglaise sur le blog de WoMoz.

19Déc/101

Update in progress…

Je vous rassure, je ne me suis pas transformée en zombie adepte de chair humaine plus ou moins fraîche... enfin presque pas. Plutôt un zombie de révisions et de travail, totalement obnubilée par une seule chose: les khôlles. En gros, vous avez 5 min pour convaincre un examinateur pas forcément bienveillant à votre égard que "oui, vous avez bien révisé sa matière, non vous connaissez tout, sur le bout des doigts, pas la peine d'essayer de me coller". Le genre de situation où l'on se rend compte que 5 minutes, c'est une éternité...
Ces dernières semaines ont été riches en aventures. D'abord, le Drumbeat Festival de Barcelona a été une bonne opportunité pour moi de "pitcher" mon projet B2i auprès de personnes venant d'horizons divers mais tous orienté vers le milieu de l'éducation. De belles rencontres en perspective: il m'aura fallu aller à Barcelone pour rencontrer Bastien, chargé de mission pour Wikimédia France, ou encore David, lancé sur un projet de "open-web educators". Que du bon pour la suite...
Ensuite, comme je le disais plus haut, j'ai repris les cours et le moins que je puisse dire, c'est que je ne m'ennuie pas. Je dirai même plus: le rythme est très soutenu. Création d'entreprise, Business Intelligence, Quality & Services Strategy, droit des licences et contrats informatiques, ERP,... Ajoutez à cela la préparation à l'examen du TOEIC plus la recherche de stage de fin d'étude (avec préparation de mémoire, sinon ce ne serait pas drôle), et vous aurez un beau panel de ce que j'endure depuis 4 semaines, à un rythme d'une khôlle par semaine minimum. Et bizarrement, j'adore ça !!! Une nouvelle facette de l'informatique, moins geek, plus stratégique...
D'ailleurs, en lien avec ce changement de thématique, j'ai eu la possibilité de poster sur le blog de TechCrunch France depuis quelques jours. Ce n'est pas vraiment officiel, juste 3 petits articles ici, ou encore dans ce coin, mais je suis pas peu fière (encore mille mercis à Roxanne de me laisser publier mes bêtises sur un tel média :D).
Il neige, je rattrape donc mon retard sur le blog, en ajoutant un outil Twitter, Maintenant, vous pouvez directement twitter les articles et voir mes twittes sur le blog (oui je sais, je suis accro à Twitter, j'assume). Je me suis aussi rendu compte que cela fait longtemps que je n'ai rien ajouté à la rubrique En librairie ou Sortie de séance. Un manque que je vais essayer de réparer dans le futur.
Et surtout il m'a fallu combler un grave oubli: depuis que j'ai changé de thème, je n'avais pas vu que mon hébergeur, Tran Ha, n'apparaissait plus. Voici donc l'erreur réparée, j'ai ajouté l'ami chef de projet web dans les liens du blog. Si vous cherchez un bon chef de projet web, sympa, talentueux, tout ça tout ça, n'hésitez pas (et je ne dis pas ça parce que c'est un camarade de classe).
Petit instant teaser pour finir: j'ai dans les cartons une série de blog posts sur la recherche de stage... Je n'en dirai pas plus 😉

19Nov/100

La constance du monopole

Est-il naturel de voir sur Internet se développer des phénomènes de monopoles ? C'est la question à laquelle a voulu répondre Tim Wu, professeur de droit à l'université de Columbia, dans une tribune ouverte sur le site du Wall Street Journal. Alors même qu'Internet est un vivier d'idées, de services, de produits, alors même que chaque jour voit une nouvelle start-up se créer, une nouvelle idée émerger (quand ce n'est pas plusieurs), est-il encore possible de parler de situation de monopole ?

Lego Steve Jobs

"Internet a longtemps représenté le modèle du libre marché: la compétition sous sa forme la plus franche. Dans ce cas, pourquoi cet univers ressemble-t-il de plus en plus à un plateau de Monopoly ? Chaque domaine est contrôlé par une entreprise ou une oligopole. Google "possède" la recherche, Facebook les réseaux sociaux, eBay les enchères, Apple la vente de contenu dématérialisé, etc."

Toujours selon Wu, ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui ont contribué à la mise en place de ce système. Alors que chaque nouveau service est à portée de clic, c'est nous, utilisateurs, qui décidons de nous enregistrer sur le même portail, d'utiliser le même service, tout ceci sur les mêmes sites. Apparente décision individuelle ou effet de masse ? Avec pour résultat de toujours amoindrir le choix existant:

"Chaque fois que nous suivons un champion, pour de soit-disantes bonnes raisons, notre capacité de choix est diminuée. Ceci est un principe important en économie de l'information: le pouvoir du marché est moins souvent pris qu'abandonné, et cet abandon est plus souvent dû à un effet de masse qu'à une décision individuelle délibérée."

Et en effet, ce n'est pas les alternatives à Google qui manquaient: Lycos, AltaVista. Plus récemment (mai 2009), Microsoft a investi 40 milliards de dollars dans le secteur de la recherche pour lancer son propre moteur, qui ne représente que 3,20% de volume des requêtes, face aux 85% de Google.
Ce genre de monopole décourage la compétition: qui serait assez fou pour faire face à Google, eBay, Apple, et autres grands ténors du marché de l'informatique ? Seeks ?
Mais si on regarde le passé de l'informatique, il existe de nombreuses histoires de ce genre. À l'instar de Goliath défié par David, Internet Explorer n'a-t-il pas été défié par Mozilla Firefox à une époque où Microsoft régnait sur le marché du navigateur web ? GNU/Linux n'était-il pas un pied de nez aux systèmes d'exploitation déjà existant ? Plus récemment, 4 étudiants ont fait le pari de mettre à mal l'égémonie de Facebook avec leur projet Diaspora.

Je ne serai pas aussi défaitiste que Wu dans son analyse. Certes, il y a monopole, certes il est difficile d'aller contre ces empires dominants, mais il existe des alternatives qui méritent qu'on les mette en avant. Comme dirait mon professeur de gestion des entreprises, "un entrepreneur, c'est quelqu'un qui veut changer le monde". Changer le monde peut vouloir dire beaucoup de choses, y compris mettre Goliath à genou...