Sur la route de la Geek I'll still be a geek after nobody thinks it's chic !

19Nov/100

La constance du monopole

Est-il naturel de voir sur Internet se développer des phénomènes de monopoles ? C'est la question à laquelle a voulu répondre Tim Wu, professeur de droit à l'université de Columbia, dans une tribune ouverte sur le site du Wall Street Journal. Alors même qu'Internet est un vivier d'idées, de services, de produits, alors même que chaque jour voit une nouvelle start-up se créer, une nouvelle idée émerger (quand ce n'est pas plusieurs), est-il encore possible de parler de situation de monopole ?

Lego Steve Jobs

"Internet a longtemps représenté le modèle du libre marché: la compétition sous sa forme la plus franche. Dans ce cas, pourquoi cet univers ressemble-t-il de plus en plus à un plateau de Monopoly ? Chaque domaine est contrôlé par une entreprise ou une oligopole. Google "possède" la recherche, Facebook les réseaux sociaux, eBay les enchères, Apple la vente de contenu dématérialisé, etc."

Toujours selon Wu, ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui ont contribué à la mise en place de ce système. Alors que chaque nouveau service est à portée de clic, c'est nous, utilisateurs, qui décidons de nous enregistrer sur le même portail, d'utiliser le même service, tout ceci sur les mêmes sites. Apparente décision individuelle ou effet de masse ? Avec pour résultat de toujours amoindrir le choix existant:

"Chaque fois que nous suivons un champion, pour de soit-disantes bonnes raisons, notre capacité de choix est diminuée. Ceci est un principe important en économie de l'information: le pouvoir du marché est moins souvent pris qu'abandonné, et cet abandon est plus souvent dû à un effet de masse qu'à une décision individuelle délibérée."

Et en effet, ce n'est pas les alternatives à Google qui manquaient: Lycos, AltaVista. Plus récemment (mai 2009), Microsoft a investi 40 milliards de dollars dans le secteur de la recherche pour lancer son propre moteur, qui ne représente que 3,20% de volume des requêtes, face aux 85% de Google.
Ce genre de monopole décourage la compétition: qui serait assez fou pour faire face à Google, eBay, Apple, et autres grands ténors du marché de l'informatique ? Seeks ?
Mais si on regarde le passé de l'informatique, il existe de nombreuses histoires de ce genre. À l'instar de Goliath défié par David, Internet Explorer n'a-t-il pas été défié par Mozilla Firefox à une époque où Microsoft régnait sur le marché du navigateur web ? GNU/Linux n'était-il pas un pied de nez aux systèmes d'exploitation déjà existant ? Plus récemment, 4 étudiants ont fait le pari de mettre à mal l'égémonie de Facebook avec leur projet Diaspora.

Je ne serai pas aussi défaitiste que Wu dans son analyse. Certes, il y a monopole, certes il est difficile d'aller contre ces empires dominants, mais il existe des alternatives qui méritent qu'on les mette en avant. Comme dirait mon professeur de gestion des entreprises, "un entrepreneur, c'est quelqu'un qui veut changer le monde". Changer le monde peut vouloir dire beaucoup de choses, y compris mettre Goliath à genou...

17Mar/092

"Moi je suis sur Fesseuboukeu"

Et moi plus.

Il y a à peine plus d'un an de cela, un ami m'a envoyé une invitation pour un site communautaire sur Internet. Un certain Facebook. N'étant pas fan de ce genre de concept, je me suis un peu faite priée avant d'accepter la-dite invitation. Raconter ma vie sur le Net, mouais bof. "Non, mais c'est juste sur invitation, donc il y a pas trop trop de monde, c'est entre potes." Bon d'accord, j'accepte pour ne pas passer pour une blairelle (si si, j'ai vérifié dans le dictionnaire, la femelle du blaireau, c'est bien la blairelle).

Un an plus tard, des torrents de nouveautés dans le monde Facebook (ouverture des inscriptions au public, changement d'interface, développement d'applications,...) et je ne suis toujours pas convaincue par ce site qui se veut résoluement communautaire mais qui au final et après un an d'utilisation plus ou moins intensive s'avère être un puit procrastinatoire d'une superficialité alarmante. La communauté ne s'est jamais voulu aussi isolante à l'image d'un groupe créé sur le site: "J'ai plus de 100 amis facebook mais je mange seul à la cantine". Bon j'ai 290 contacts, mais je mange rarement seule à la cantine et je sort presque tous les vendredis (encore merci à ceux qui me supportent). D'ailleurs, je ne peux m'empêcher de citer Henry Brooks Adam: " Un ami dans la vie est bien, deux c'est beaucoup, trois c'est à peine possible".

Donc voilà, j'ai supprimé mon compte, parce que je n'en vois plus l'utilité, parce que je trouve ça con (oh mon dieu, elle a dit un gros mot), parce que ça me fatigue et parce qu'il y a mieux:

Et puis surtout, faut sortir dans la vie (bon, à quand la prochaine chouffe party ? non je ne suis pas alcoolique, je bois avec Modération ..... d'ailleurs quelqu'un a récupéré son téléphone ?)