Sur la route de la Geek I'll still be a geek after nobody thinks it's chic !

16sept/111

The Firefox is back…

Le panda roux à l'affûtC'est la rentrée, les enfants rentrent à l'école, les congès sont finis pour tous,...

Demain, c'est la journée internationale des pandas roux. Non, je n'invente rien, la preuve ! Et pour marquer le coup, il a été décidé de refaire la FreeHugs Party de juillet 2010. Rendez-vous demain 12h, samedi 17 septembre, devant les locaux de Mozilla Europe Paris, 28 Boulevard Poissonnière, dans le 9e. Nous descendrons les Grands Boulevards, accompagnés de la peluche calîne, dans la joie et la bonne humeur, pour expliquer aux gens ce que c'est Mozilla, Firefox, les standards ouverts, etc.

On vous attend nombreux !

18mai/110

Le Complexe du Castor

Parfois, tout peut paraître parfait. Regardez Walter : plutôt beau mec bien que plus tout jeune, il a un bon job (PDG d'une entreprise de fabrication de jouets), une très jolie femme (Jodie Foster, tout de même) qui a elle aussi un bon job (ingénieur en conception de montagne russe), deux garçons adorables et sans ennui, une belle maison, etc. Sauf que Walter déprime ! Il ne sait pas pourquoi, mais il déprime. Alors il enchaîne les traitements, il lit des livres sur comment être heureux et tout le tremblement des grandes dépressions. Et comme Walter reste déprimé longtemps (2 ans), ça commence à se ressentir autour de lui. Il dort tout le temps, son entreprise plonge allègrement vers la faillite, sa femme se noie dans le travail pour oublier l'absence de son compagnon, l'aîné de ces fils deale des réponses d'examens à la fac et le cadet se mure dans le silence et la solitude. Sans oublier que la maison tombe en morceaux ! Un jour qu'il est encore plus déprimé que d'habitude (sa femme, excédée, l'a foutu dehors), il ramasse une marionnette de castor échouée dans une poubelle. Subitement, cette peluche se met à lui parler et à lui expliquer que s'il veut guérir, il va falloir qu'il se retrousse les manches. Avec l'aide de son rongeur thérapeutique, il va alors reconquérir sa famille, son travail et sa joie de vivre. Mais arrivera-t-il à se séparer de cet hôte pour le moins envahissant ?

Au vue de la bande annonce, on pourrait croire que Le Complexe du Castor est un film drôle. Il n'en est rien en fait : ici, il est question de folie, de difficultés de vivre, de deuil, d'échecs, d'instabilité familiale,... La caméra de Jodie Foster, qui est également réalisatrice, montre un Mel Gibson véritablement dévasté par sa dépression profonde. Je savais que l'acteur était capable de prouesses dans le genre folie furieuse : si vous ne l'avez pas vu dans la peau de Jerry, le chauffeur de taxi psychotique de Conspiracy Theory, foncez le louer tout de suite. Mais là, cela dépasse l'entendement tellement son interprétation de Walter (et du castor) envoie du bois (bah oui, c'est un castor tout de même). La réalisatrice, au sommet de son art, capture avec justesse le dédoublement de personnalité de Walter et de son alter-ego embarqué. Les dialogues sont simples, précis, toujours le petit mot qui fait sourire et la phrase qui fait réfléchir. Pour ce qui est des acteurs, je l'ai dit, Mel est génial, mais il n'y a pas que lui. Foster campe une femme désespérée de voir l'homme de sa vie sombrer dans un tel abattement puis dans une telle folie et fait de son mieux pour se protéger, elle et ses deux rejetons. On a déjà vu le plus petit, Riley Thomas Stewart, dans un épisode de Dr House tandis que le plus grand, Anton Yelchin, a déjà quelques blockbusters à son actif, comme Terminator Renaissance ou Star Trek mais aussi de beaux titres comme Cœurs perdus en Atlantide. Jennifer Lawrence, espoir féminin de la Mostra de Venise 2008, est aussi du casting, mais on devrait la revoir dans le prochain X-Men : First Class. De bons seconds couteaux !

Que dire de plus, juste que ce film est tout simplement génial ? J'en suis sortie le souffle coupé, totalement sciée par le saut entre le comique et le drame, entre les rires et la folie qui s'opère. Le film est sélectionné pour le Festival de Cannes, j'espère qu'il le gagnera car il le vaut bien ! Et quoi qu'il arrive, n'hésitez pas à vous jeter en salle, il sort la semaine prochaine (le 25 mai).

16mai/110

Blog 2.0

Cela fait maintenant 3 ans que je blogue de manière plus ou moins régulière... put***, 3 ans ! 127 articles, tout de même !

Au début, je bloguais parce qu'il m'avait été conseillé de le faire. J'étais une jeune contributrice à Mozilla avec une plume plutôt habile, autant qu'elle serve, pour l’évangélisation, par exemple. Puis progressivement, cet espace d'expression pas si privé est devenu mon laboratoire où je me suis essayée à différents styles : critiques de films, de livres, retours d'évènements, astuces geeks, coups de gueule, actus,... À force de tests, je me suis retrouvée avec un monstre de Frankenstein, une sorte d'hybride sans ligne éditoriale bien claire, bricolé de partout. Pire, je commence à avoir des commentaires, et pas que par des amis ou de la famille O_O

Récemment, un bon ami a résumé mon blog en une phrase : "en fait, son blog, c'est une sorte d'expérience sur les geeks, une étude comportementale / sociétale". Il peut y avoir du geek et du moins geek sur ce blog, des fois je saute à l'élastique, d'autres je bidouille mon Firefox. Tout ça regroupe ce qui jonche la route de la geek que je suis.

Rien d’étonnant donc à ce que ce blog finisse en terrain d'entrainement en community management ! Nouvelles sections pour cette version "2.0" à venir dans les prochains jours / mois : des interviews, des tests, des bouts de mémoire, des recherches en tout genre,... le tout sur le community management, mais sans perdre de vue les geekeries habituelles, bien sur ! Pleins d'outils ajouter, des liens vers des bribes de mon identité numérique, un module Disqus, etc.

Yapuka ! (ça va devenir le leit-motiv officiel du blog, si ça continue)

30avr/113

De la diversité dans le recrutement

Récemment, j'étais en période de recherche de stage de fin d'étude. Période plus ou moins difficile, selon son CV et la manière de se vendre. Durant cette période, j'ai eu la chance d'être "chassée" : en gros, plusieurs entreprises me faisaient de l’œil pour m'avoir dans leur rang. C'est très agréable, un peu comme si la petite boutonneuse pas très jolie de la classe se faisait draguer subitement, et ce par plusieurs personnes. De quoi vous donner un bon confiance en vous... sauf pour une entreprise !

Épisode 1: la drague

Parmi ces entreprises, deux grosses structures très connues, dont une qui s'appelle S (pour des raisons de confidentialité, je préfère taire le nom de l'entreprise en question). S est donc une grosse boîte de l'informatique, un cadre solide pour un beau stage (et un très bon mémoire), avec des envies de community management mais peu d'expérience, un vrai challenge de titan. Encore maintenant, le challenge m'intéresse toujours. Pourtant, la séance de recrutement ne s'est pas passée au mieux.
J'ai rencontré un homme des RH durant un évènement étudiants - entreprise à mon école. J'avais déjà signé mon stage, j'étais donc venue décontractée, sans CV et sans aucune intention de postuler à quoi que ce soit ni de chercher des contacts. Plus envie de discuter qu'autre chose (je suis une grande bavarde, je sais). L'homme en question m'a posé de nombreuses questions : "vous êtes spécialisée en quoi ?", "c'est quoi votre techno de prédilection ?", etc. Usuel, en situation de recrutement. Et là, j'ai joué totalement franc jeu, j'ai expliqué le community management, un peu comme ce que j'ai fait plus récemment ici-même, Mozilla, WoMoz et même Milliweb, l'entreprise que j'allais rejoindre quelques semaines plus tard. Le type a insisté pour prendre mon CV, malgré le fait que je ne faisais que très peu de technique produite par la boîte en question. Très déçu de voir que je n'avais rien sur moi, il m'a alors "volé" une carte de visite. 2h plus tard, j'avais un mail de cette personne, me demandant mon CV mis à jour. Au bout de 2 jours, voyant que je ne répondais pas (bah quoi, je lui avais dit que j'étais prise jusqu'à novembre au moins, je ne m'attendais pas à ce qu'il veuille un CV dans la minute), il me relance. Je lui envoie donc mon CV, mis à jour avec mon entreprise actuelle et mes connaissances et spécialités (community management, gestion de projet, évangélisation, et tout le tremblement). Le type me répond qu'il me veut en entretien téléphonique au plus vite. Je lui réponds en lui demandant gentiment s'il était sûr, que j'étais déjà prise et que de plus, je n'étais pas très spécialisée dans les produits de l'entreprise S. Il insiste. C'est ainsi qu'en pleine semaine de partiels, je me retrouve à préparer également cet entretien.
Et j'avoue avoir plus travaillé mes cours de création d'entreprise qu'autre chose (ça m'a bien servi, j'ai eu 15 :D ). J'arrive à l'entretien téléphonique, ayant préparé quelques fiches, un peu étudié la structure, mais sans plus. Je m'attendais à passer un entretien de community manager. Et comment dire... ça ne s'est pas passé exactement comme ça. Le type m'a posé un certain nombre de questions, sur les logiciels de l'entreprise, la technique, les formations que j'avais suivies et les certifications que je serai capable de passer. Un vrai fiasco, 45 min d'agonie téléphonique lente ! Le type conclut "oui en fait, je vais plutôt vous transmettre aux services marketing. Par contre, ils vont trouver votre CV moche, vous pourriez pas me l'améliorer un peu ?". Oubliant la déception - quoi mon CV ? moche ? j'ai passé des jours dessus ?! - je bredouille un "d'accord, d'accord, bonne journée !" peu engageant. Je n'ai plus eu de nouvelles depuis - et cela ne m'étonne pas du tout, au passage.

Episode 2 : les copines

Rien de mieux qu'être une fille dans ma promo. Il y règne une entente cordiale entre les éléments du sexe féminin, une sorte de solidarité plus ou moins active, qui se passe les infos, qui s'annonce les mauvais plans, bref qui se serre les coudes. Et comme toujours quand il m'arrive un truc un peu bizarre, je vais en parler aux copines.

C. : Non mais t'inquiètes, ils m'ont fait le même coup !
Moi : Oui mais toi t'es spécialiste infra, c'est normal !
C. : Oui, mais ils l'ont fait également à S. et à J., ils les ont harcelé toutes les deux alors que S. est spécialiste gestion de projet BI et J. a déjà signé pour du dev .Net en CDI. Je crois qu'il a pris les CV des filles juste parce qu'on était des filles, c'est tout ! *soupir*
Moi : Ah...

Episode 3 : la rencontre professionnelle

Parce que je co-gère un groupe parlant des femmes et de l'informatique, une des employées de la société S m'avait contacté pour discuter de diversité. Chose que j'avais acceptée avec plaisir (je vous l'ai dit, je suis bavarde). Au détour de la discussion (qui fut forte intéressante et constructive), je lui raconte l'anecdote en lui disant que c'était un peu discréditant, pour l'entreprise. Elle m'explique alors que c'est sûrement normal, que les mecs des RH sont censés ramener 50% de CV femmes pour 50% de CV hommes et que dans les filières informatiques, c'est assez dur de suivre ces quotas. Pour elle, cette limitation était saine, car ça oblige l'entreprise à regarder les CV des femmes. Pour moi, je n'avais qu'une chose à dire : "non mais pu****, j'ai un BAC S spé maths, je me suis cassé le cul pendant 5 ans à trimer pour valider mes notes, j'ai passé un an à l'étranger, j'ai bossé pour Mozilla Europe, et ce qui fait que mon CV est lu, c'est que je sois une femme ?!". Bon je ne lui ai pas dit comme ça, mais le fond y était !

Et vous, vous en pensez quoi ? Êtes-vous comme moi, super offusqué de voir que quel que soit votre profil, c'est une paire de seins qui font que les recruteurs lisent les CV des femmes ? Ou alors trouvez-vous, comme l'employée de S le quota normal et valorisant ? Même si j'aimerais toujours travailler chez S et que ça n'a pas vraiment changé l'image de l'entreprise dans sa globalité, l'expérience me laisse.... amère.

20avr/113

Le Community Management pour les Nuls !

Team Photo

Depuis maintenant plus de 2 semaines, je suis Community Manager. Et la question récurrente qui me tombe dessus quand je discute avec mes proches de mon travail, c'est "Ah ben, tu fais du Facebook toute la journée alors ?". Grand moment de solitude dans ce cas-là et regard goguenard de ma part, histoire de bien montrer à la personne en face qu'elle est à côté de la plaque. Et comme ça revient de plus en plus souvent, ça me force à jeter mes états d'âme sur mon blog (j'ai pas envie d'aller chez un psy).

Community quoi ?
Je l'ai dit plus haut, je suis Community Manager, faut suivre, voyons !!! Sauf qu'à l'heure actuelle, le Community Management, c'est un peu tout et rien. En effet, cette notion englobe beaucoup de choses, allant du boire au manger : e-réputation, un peu de SEO (Search Engine Optimization), beaucoup de réseaux sociaux, de la communication, de la gestion de projet, une pointe de RP (Relation Presse), de la rédaction, etc. Si bien que quand on fait des entretiens d'embauche pour ce genre de poste, la première question qu'on vous soumet est souvent "donc pour toi, c'est quoi le community management ?". Et comme je n'ai pas 42 exemples de communautés différentes en tête, je prenais toujours la même : WoMoz !
WoMoz, c'est un projet (pour ne pas dire mon projet, car je suis très attachée à lui) dont le but est d'étudier et de modifier la participation des femmes dans l'informatique, le logiciel libre plus particulièrement et Mozilla encore plus particulièrement. C'est le projet qu'on a lancé avec Delphine durant mes 3 mois de stage à Mozilla en 2009. La première année, nous nous sommes focalisées sur la partie technique : étude de ce qui serait utile, mise en place du site web et des outils (blog, wiki et ML), intégration du tout, une petite couche réseaux sociaux histoire de "connecter tout le monde".
Pour la deuxième année par contre, je me suis plutôt penchée sur la partie Communication et Gestion de projet. Communication avec des conférences données un peu partout, à propos de WoMoz, de la vision geek des projets libres, ce genre de choses (d'ailleurs merci à Claire et Delphine pour leur aide), avec des événements organisées pour faire du "networking" (comme les cocktails Girls In Tech Paris Womoz) ou tout simplement une présence sur des salons comme les Solutions Linux (je crois qu'on appelle ça du lobbying). Gestion de projet avec le projet B2i (qui va d'ailleurs faire un joli petit dans les mois à venir, restez connecté ;) )

En gros, c'est ça pour moi, community manager, c'est un geek qui a d'assez bonnes connaissances du Web et des technos pour mettre en place un site web et le gérer tout seul, faire des liens avec les réseaux sociaux et tout le bataclan. C'est également un chef de projet capable d'organiser tout ce foutoir et de motiver les troupes (que sont les bénévoles). Et c'est un communicant capable d'aller sur le terrain, d'expliquer son projet, ses erreurs et ses réussites, où il veut aller et pourquoi il veut y aller.

Il y a plus qu'à, comme on dit.

Crédit Photo: Ludovic Hirlimann, en CC by-nc 2.0