Sur la route de la Geek I'll still be a geek after nobody thinks it's chic !

18mai/110

Le Complexe du Castor

Parfois, tout peut paraître parfait. Regardez Walter : plutôt beau mec bien que plus tout jeune, il a un bon job (PDG d'une entreprise de fabrication de jouets), une très jolie femme (Jodie Foster, tout de même) qui a elle aussi un bon job (ingénieur en conception de montagne russe), deux garçons adorables et sans ennui, une belle maison, etc. Sauf que Walter déprime ! Il ne sait pas pourquoi, mais il déprime. Alors il enchaîne les traitements, il lit des livres sur comment être heureux et tout le tremblement des grandes dépressions. Et comme Walter reste déprimé longtemps (2 ans), ça commence à se ressentir autour de lui. Il dort tout le temps, son entreprise plonge allègrement vers la faillite, sa femme se noie dans le travail pour oublier l'absence de son compagnon, l'aîné de ces fils deale des réponses d'examens à la fac et le cadet se mure dans le silence et la solitude. Sans oublier que la maison tombe en morceaux ! Un jour qu'il est encore plus déprimé que d'habitude (sa femme, excédée, l'a foutu dehors), il ramasse une marionnette de castor échouée dans une poubelle. Subitement, cette peluche se met à lui parler et à lui expliquer que s'il veut guérir, il va falloir qu'il se retrousse les manches. Avec l'aide de son rongeur thérapeutique, il va alors reconquérir sa famille, son travail et sa joie de vivre. Mais arrivera-t-il à se séparer de cet hôte pour le moins envahissant ?

Au vue de la bande annonce, on pourrait croire que Le Complexe du Castor est un film drôle. Il n'en est rien en fait : ici, il est question de folie, de difficultés de vivre, de deuil, d'échecs, d'instabilité familiale,... La caméra de Jodie Foster, qui est également réalisatrice, montre un Mel Gibson véritablement dévasté par sa dépression profonde. Je savais que l'acteur était capable de prouesses dans le genre folie furieuse : si vous ne l'avez pas vu dans la peau de Jerry, le chauffeur de taxi psychotique de Conspiracy Theory, foncez le louer tout de suite. Mais là, cela dépasse l'entendement tellement son interprétation de Walter (et du castor) envoie du bois (bah oui, c'est un castor tout de même). La réalisatrice, au sommet de son art, capture avec justesse le dédoublement de personnalité de Walter et de son alter-ego embarqué. Les dialogues sont simples, précis, toujours le petit mot qui fait sourire et la phrase qui fait réfléchir. Pour ce qui est des acteurs, je l'ai dit, Mel est génial, mais il n'y a pas que lui. Foster campe une femme désespérée de voir l'homme de sa vie sombrer dans un tel abattement puis dans une telle folie et fait de son mieux pour se protéger, elle et ses deux rejetons. On a déjà vu le plus petit, Riley Thomas Stewart, dans un épisode de Dr House tandis que le plus grand, Anton Yelchin, a déjà quelques blockbusters à son actif, comme Terminator Renaissance ou Star Trek mais aussi de beaux titres comme Cœurs perdus en Atlantide. Jennifer Lawrence, espoir féminin de la Mostra de Venise 2008, est aussi du casting, mais on devrait la revoir dans le prochain X-Men : First Class. De bons seconds couteaux !

Que dire de plus, juste que ce film est tout simplement génial ? J'en suis sortie le souffle coupé, totalement sciée par le saut entre le comique et le drame, entre les rires et la folie qui s'opère. Le film est sélectionné pour le Festival de Cannes, j'espère qu'il le gagnera car il le vaut bien ! Et quoi qu'il arrive, n'hésitez pas à vous jeter en salle, il sort la semaine prochaine (le 25 mai).

14mar/112

Ce que pensent les Américains… de nous !

Oui, je sais, j'ai un peu déraillé sur le titre, mais vous comprendrez plus tard ;)
Donc, le film en question, c'est Julie & Julia, tiré de deux livres, Julie et Julia : Sexe, blog et boeuf bourguignon, écrit par Julie Powell et My Life in France, écrit par Julia Child et Alex Prud'homme. Le premier livre est également tiré du blog The Julie/Julia Project, également écrit par Julie Powell (c'est bon, vous suivez toujours ?). Le film se divise en deux : d'un côté, l'histoire vraie d'une jeune femme, Julie, un peu perdue dans sa vie d'employée de hotline sans pouvoir et à la vie un peu triste. Du jour au lendemain, elle décide de se lancer un défi, pour épicer sa vie : cuisiner les 524 recettes du célèbre Mastering the Art of French Cooking de Julia Child, la Maïté transatlantique. De l'autre, l'histoire de Julia Child, expatriée américaine en plein Paris, un peu perdue et qui va prendre des cours de cuisine également pour donner un sens à sa vie.

Honnêtement, je ne vais pas m'attarder longtemps sur le film. Allez le voir ! C'est drôle, les acteurs sont hilarants, le scénario est sympathique sans verser dans le gnian-gnian, j'adore Meryl Streep en naïve américaine en planque à Paris ainsi que Stanley Tucci, un acteur juste prodigieux bien qu'il se cantonne souvent à des seconds rôles (L'affaire Pélican, Slevin, Le Diable s'habille en Prada, Lovely Bones,...).

Allons droit au but, la facette du film qui m'a un peu (beaucoup) sauté au visage, c'est le parallèle entre la vie de Julie Powell (États-Unis 2010) avec la vie de Julia Child (France de l'après-guerre). En fait, le film est également l'occasion d'étaler quelques clichés sur les Français : dans le lot, les Français sont petits, Paris est une ville merveilleuse et la nourriture française est la meilleure du monde.

1) Les Français sont petits
A chaque instant du film qui se déroule dans le Paris de Julia Child, l'accent est mis sur la petitesse des Français et de leur environnement. Les tables sont trop basses, les gens font facilement une tête de moins que l'Américaine, le lit est trop court,... Après vérification auprès d'une autorité compétente et de source sure (ma mère l'a eu comme cliente), cela m'a étonné : Meryl Streep ne mesure pas plus d'1m65 !!! Donc ce n'est pas Meryl Streep qu'il faut mettre en cause. La réalisation a même tout fait pour que rien ne soit à sa portée et qu'on souligne sa grandeur (talons hauts, effet de caméra, meubles rabaissés,...). Au début, je me suis étonnée de ce fait, en mettant cela sur le plan des "on-dits" internationaux : lorsque j'étais en Chine, mes camarades de classe s'étonnaient de ma grande taille (seulement 1m75). Au final, en faisant quelques recherches sur Internet, c'est effectivement Julia Child qui était une géante : 1m85 !!!!! L'honneur est donc sauf pour les pas si petits que ça coqs français.

2) Paris est la plus belle ville du monde
Alors là, je dois m'incliner, rien n'arrive à la cheville de la Ville Lumière. Notre-Dame, les immeubles haussmanniens, les parcs,... On en a bien de la chance de vivre dans une ville aussi propre, presque étincelante. On vante la mauvaise humeur et le manque d'amabilité des Parigots, et pourtant Julia Child par son exubérance et ses éclats de rire les dompte facilement. Cela en devient presque une exagération du caractère américaine : elle parle fort, rie haut, n'hésite pas à se mettre les mains dans la pâte face une équipe de chefs cuisiniers quelque peu misogynes, qui se retrouvent bien étonnés de voir l'américaine éplucher des oignons aussi vite que son ombre ou faire passer l'arme à gauche à un homard récalcitrant. Mais parlons-en, des cuisiniers !!

3) Les Français ont la meilleure cuisine au monde
A ce qu'il parait, les Français sont chauvins. Je vais donc en profiter pour casser cette pseudo-vérité en commettant le tabou ultime : je vais dire du mal de la cuisine française. Vous pouvez toujours me menacer, mais jamais ô grand jamais je ne pourrai dire que la cuisine française est la meilleure du monde. D'accord, on a le pot au feu et les crêpes bretonnes. Mais non, ça ne le vaut pas (même si j’admets qu'une bonne crêpe caramel salé glace vanille est capable de m'envoyer au septième ciel).
Je dois avouer que j'ai tout de même un lourd handicap pour me dédouaner : une haine du beurre et des origines italiennes. Juste par curiosité, je me demande combien de plaquettes de beurre ils ont écoulés durant le tournage. Des centaines à mon avis. Les plats sont certes très appétissants, mais les seuls m'ayant vraiment donné faim sont le bœuf bourguignon et le homard. Tout le reste ne peut égaler la polenta aux lardons de ma grand-mère, ou encore ma tarte aux fromages italiens. Ni le "risi e bisi" vénitiens, ni la salade Caprese, ni la pizza. Et ne me parlez pas de spaghetti aux palourdes. C'est pas pour rien que la diète méditerranéenne a été classé au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l'UNESCO.

Tout ça pour dire que le film était sympa, drôle, appétissant et réaliste quoiqu'exagéré dans l'interprétation. Au premier abord (et comme le titre de l'article), on pourrait croire à une stigmatisation des Français, mais au final, pas tant que cela. Ce n'est pas ce soir que nous découvrirons ce que les Américains pensent de nous, et de toute manière, les Français sont assez fiers et grande-gueule pour s'en foutre, non ?

16fév/110

Black Swan


Beaucoup a déjà été écrit sur Black Swan, du bon, du très bon même,... Certains crient au génie, certains réclament les oscars,... Pour ma part, je suis sortie extrêmement embêtée de cette séance de cinéma : impossible de savoir si j'avais adoré ou détesté le film. Déjà, j'en suis sortie très choquée. Une de mes amies m'avait expliqué qu'elle n'aimait pas aller au cinéma seul car elle avait besoin d'une bonne compagnie pour "redescendre sur Terre". Dans le cas présent, la bonne compagnie en question a eu toutes les peines du monde à me faire revenir parmi les humains !

Il est question de Nina (Natalie Portman), danseuse dans une troupe de ballet dont la cote est en berne en ce moment. Pour relancer l'intérêt du public, le directeur de ballet (Vincent Cassel) choisit d'adapter le Lac des Cygnes, de Tchaïkovsky. Exit l'ancienne danseuse étoile (Wynona Ryder, tout de même), on rajeunit le casting avec la belle Nina, jeune et parfaite sur le simple plan technique. Toutefois, le rôle de la reine des cygnes impose une condition : Nina doit réussir à puiser au fond d'elle pour interpréter l'ensorcelant cygne noir. Un vrai travail d'interprétation, mais Nina, trop naïve et trop gentille, va avoir toutes les peines du monde à s'en sortir, en y perdant un morceau de sa raison au passage. Sans oublier les rivalités avec d'autres danseuses, comme la sensuelle et quelque peu dévergondée Lily (Mila Kunis).
Tout est dit, ce film ne fait pas dans la dentelle (ou le tutu rose bonbon dans le cas présent). Du sang, des larmes, de la sueur, du sexe, de l'alcool, de la drogue, il y a tous les mélanges pour faire avoir une crise cardiaque au pape ! Âmes sensibles s'abstenir donc ! D'ailleurs, les quelques premières minutes du film mettent déjà dans l'ambiance : la scène suit le début de la journée de Nina, en mode caméra sur l'épaule. Si l'effet est extrêmement réussi (on a véritablement l'impression de suivre la belle), les oscillations produites par les pas donnent une véritable nausée. Toute la réalisation suit ce procédé : long travelling dans la salle d'entraînement, suivi des personnages "caméra au point", décors sombres,... Tout est orchestré pour mettre le spectateur dans l'ambiance, qui n'a rien de follement joyeuse. C'est même carrément hitchcockien, diraient certains. A commencer par les personnages, tous plus étranges les uns que les autres. Nina est une jeune danseuse alliant extrême beauté et gentillesse maladive, au point de ne jamais se faire plaisir à elle-même à force de toujours dire oui aux autres. Lily est une danseuse de ballet captivante par sa beauté et par son extraversion. Thomas est un séduisant directeur de ballet en quête de perfection pour sa prochaine oeuvre, et ce à n'importe quel prix. Erica, la mère de Nina, porte tous ces espoirs de danseuse dans sa fille, espérant que celle-ci réussira là où elle-même a échoué. Le tout filmé par l'oeil de Darren Aronofsky, connu pour ces films hors-normes (Requiem for a Dream, The Fountain ou encore The Wrestler).

Pour moi, il est dur de dire si ce film est génial, ou pas. C'est le genre de film qu'il faut voir pour se faire sa propre idée, car il est dépendant de l'œil de chacun. Certains y verront un conte moderne, d'autres une fable cruelle sur la folie. Pour ma part, j'y ai vu un thriller psychologique sur la recherche de la perfection, qui peut vous conduire tout au bout de la raison. J'en suis sortie le ventre tordu, la tête remplie de milles questions ! Je crois qu'au final, je peux dire que j'ai apprécié ce film, même si l'effet est très étrange !

20jan/111

The Runaways

Cette semaine sort dans les bacs The Runaways, premier film de la réalisatrice / scénariste Floria Sigismondi, traitant de l'histoire du groupe de rock éponyme. 1970, Joan Jett, ici interprétée par Kristen Stewart, s'ennuie ferme. Comme elle est jeune, un peu futée et qu'elle a envie de faire du rock, elle déménage à Hollywood dans l'idée de créer LE groupe de rock de référence. Sauf que ce n'est pas si simple et la petite (elle n'a alors que 13 ans) va devoir se frotter aux groupes déjà existants, majoritairement masculins. C'est que le rock à cette époque est une affaire d'hommes. Bas les pattes fillettes, le spectacle est pas pour toi. Mais Joan, un peu butée sur les bords, n'abandonne pas et réussit à attirer l'attention de Kim Folley, un agent très déganté mais pas forcément très bienveillant. Ensemble, ils vont trouver 3 autres jeunes musiciennes pour former le premier groupe de rockeuses des US. Manque plus qu'une soliste. Un soir qu'ils sortent faire du repérage dans un bar, Joan flashe sur Cherri Currie, petite rebelle au look à la David Bowie et au caractère bien trempé. Après quelques essais, Cherri est intégrée dans la troupe, Les Runaways (Les Fugitives). S'ensuit une rapide ascension du Mont Succès pour le groupe. Les concerts, les albums, les tournées, mais aussi l'alcool, la drogue, les excès,... Joan, raide dingue de Cherri, entame une liaison avec cette dernière.

Première bonne raison d'aller voir The Runaways: vous ne connaissiez Kristen Stewart que par Twilight ? Précipitez-vous parce que vous passez à côté d'une actrice d'un talent rare. On l'avait entre-aperçue dans Into the Wild et Panic Room, mais cette gamine en a dans le ventre. Elle campe une Joan Jett plus vraie que nature, la ressemblance est frappante, tant sur le plan de la démarche que du physique. Dakota Fanning lui donne la réplique en interprétant Cherri Currie avec tout autant de talent. Ces filles rockent ! Michael Shannon fait un parfait agent totalement allumé. Le réalisation, premier essai de Floria Sigismondi derrière la caméra, est un franc succès, le spectateur se sentirait presque dans la salle de concert. Ce sont Kristen et Dakota qui chantent elles même leurs chansons, et le moins qu'on puisse c'est que ça en jette ! Une bande son où cohabitent les 2 actrices mais aussi Joan Jett elle même, les Sex Pistols et David Bowie, que demander de plus ? Joan Jett à la production exécutive, comme autre gage de garantie ? Une sélection officiel au dernier festival du film américain de Deauville ? Vendu ! A ne surtout pas manquer, ne serait-ce que pour découvrir ce groupe, méconnu dans nos contrées européennes, et l'histoire du rock féminin !

Une seule chose à rajouter: I LOVE ROCK'N ROLL !!!!

20jan/110

Loin du Paradis

Il est extrêmement difficile de vivre un rêve et du jour au lendemain de basculer dans un enfer. C'est pourtant ce que Cathy Whitaker va vivre ! A la base, Cathy vit le vrai rêve américain des années 50. Mariée à un talentueux commercial, 2 enfants, une belle maison dans une belle région américaine de province, une bonne amie avec qui se partager les ragots du coin,... Que demander de plus ? Justement, quand tout est trop parfait en apparence, c'est qu'il y a forcément anguille sous roche. Et c'est ainsi qu'un jour, Cathy surprend son époux en train de rouler une galoche ... à un homme. C'est l'incompréhension, la grinçante désillusion, bref, Cathy se prend une grosse baffe ! Au départ, ils essayent de faire front commun avec son mari. Ils vont voir un médecin, un psychologue, tout le tremblement ! C'est qu'à cette époque, être homo, c'est une maladie grave, que l'on soigne à coup de médocs et de psychanalyse dans le meilleur des cas, à coup d'électrochocs dans le pire. Alors, comme elle ne peut pas parler à son amie qui est un tantinet homophobe, elle se tourne vers son jardinier, charmant érudit féru de poésie, veuf élevant sa petite fille en père célibataire modèle, mais accessoirement... noir. Et là, c'est le drame dans la petite ville, ça jase de partout, ça monte aux oreilles du mari, qui n'est déjà pas très heureux de se battre contre ses "penchants démoniaques", donc entendre que sa femme fricote avec un "black", ça lui échauffe un peu les oreilles.

Bon, on va s'arrêter là pour le pitch, je crois que tout le monde aura saisi qu'ici, pas de coups de feu à tire-larigot, d'action avec du gros biscotto gonflé aux hormones ou de thriller psychologique sur fond de tueur psychotique sociopathe de surcroit. Mais le scénario tient la route: une fable au pays du rêve parfait qui se fendille de toutes parts. Dans la réalisation, rien n'est laissé au hasard. Que ce soit les costumes, les coiffures, les modèles très rétro des objets de la vie courante, tout est programmé pour coller à l'image des fifties. C'est à peine si l'on reconnait la superbe rousse qu'est Julianne Moore sous sa coloration blonde. Et pourtant, c'est bien Clarisse Starling, sous ce masque de femme parfaite déchirée entre son mari à demi alcoolo et totalement homo, campé par un Dennis Quaid criant de vérité en homme perdu entre désirs et morale. Le bel athlète Dennis Haysbert complète le trio pour le moins "amoureux", bien loin de ces prestations dans L'ombre d'un soupçon (Polanski tout de même) ou Jarhead. Pour les seconds couteaux, on a droit à du bon, avec Viola Davis que l'on connait plus pour ses rôles de séries TV (notamment New York Unité spéciale) ou encore Patricia Clarkson (Whatever Works, Shutter Island) en amie intime de Cathy, symbole de conformisme et de pudibonderie extrême. Production George Clooney et Steven Soderbergh, vous voulez quoi de plus, comme garantie de qualité ?

Et effectivement, la qualité est au tournant pour ce drame qui a tout de même été présenté à la 59ème Mostra de Venise. Une pluie de sélections aux Gloden Globes et aux Oscars pour couronner une telle perle ne sont pas de trop. Très sentimental mais n'accumulant pas les pathos et les clichés à outrance, ce film est d'une rare intensité, on en sort le souffle court !