Sur la route de la Geek I'll still be a geek after nobody thinks it's chic !

10Jan/110

Opération OpenData à la mairie de Paris

Les Opendatas, ou données ouvertes, sont des informations "détenues ou élaborées par les personnes publiques ou privées chargées d’une mission de service public administratif" (1). Si on veut faire simple: "Informez c'est bien; donnez des sources, c'est mieux !". Grosso modo, cela revient à partager avec ces administrés des données tels que les temps d'attente dans les transports publics, les résultats aux élections, la géolocalisation d'espaces, etc.
Ce genre d'initiative existe déjà aux Etats-Unis (data.gov) et au Royaume-Uni (data.gov.uk). Elle a permis la création de nombreuses applications, comme FlyOnTime.us, un comparateur qui permet de visualiser la performance des vols entre 2 aéroports (retards, conditions climatiques,...), ou encore healthyapps.co.uk qui est une sorte de veilleur des hôpitaux (notamment en terme d'infection bactérienne).

C'est au tour de la mairie de Paris d'annoncer l'ouverture de ces données à travers un portail Web. Ce site sera ouvert courant du mois de janvier et devra permettre à tout un chacun, citoyens, journalistes ou entreprises, de récupérer des données telles que la localisation des kiosques, la liste des espaces verts, les systèmes de collection de déchets, les résultats aux élections,... Le tout sous licence Opendatabase, donc réutilisable pour une utilisation commerciale.
J'imagine bien un guide touristique des espaces verts parisien, ou encore un utilitaire permettant de voir où et comment jeter ces déchets ménagers (avec option de tri sélectif, bien sûr). Après, je dis ça, je dis rien, comme on dit ! D'autres idées ?

(1) Ordonnance du 6 juin 2005 sur le régime de la réutilisation des données publiques

19Déc/101

Update in progress…

Je vous rassure, je ne me suis pas transformée en zombie adepte de chair humaine plus ou moins fraîche... enfin presque pas. Plutôt un zombie de révisions et de travail, totalement obnubilée par une seule chose: les khôlles. En gros, vous avez 5 min pour convaincre un examinateur pas forcément bienveillant à votre égard que "oui, vous avez bien révisé sa matière, non vous connaissez tout, sur le bout des doigts, pas la peine d'essayer de me coller". Le genre de situation où l'on se rend compte que 5 minutes, c'est une éternité...
Ces dernières semaines ont été riches en aventures. D'abord, le Drumbeat Festival de Barcelona a été une bonne opportunité pour moi de "pitcher" mon projet B2i auprès de personnes venant d'horizons divers mais tous orienté vers le milieu de l'éducation. De belles rencontres en perspective: il m'aura fallu aller à Barcelone pour rencontrer Bastien, chargé de mission pour Wikimédia France, ou encore David, lancé sur un projet de "open-web educators". Que du bon pour la suite...
Ensuite, comme je le disais plus haut, j'ai repris les cours et le moins que je puisse dire, c'est que je ne m'ennuie pas. Je dirai même plus: le rythme est très soutenu. Création d'entreprise, Business Intelligence, Quality & Services Strategy, droit des licences et contrats informatiques, ERP,... Ajoutez à cela la préparation à l'examen du TOEIC plus la recherche de stage de fin d'étude (avec préparation de mémoire, sinon ce ne serait pas drôle), et vous aurez un beau panel de ce que j'endure depuis 4 semaines, à un rythme d'une khôlle par semaine minimum. Et bizarrement, j'adore ça !!! Une nouvelle facette de l'informatique, moins geek, plus stratégique...
D'ailleurs, en lien avec ce changement de thématique, j'ai eu la possibilité de poster sur le blog de TechCrunch France depuis quelques jours. Ce n'est pas vraiment officiel, juste 3 petits articles ici, ou encore dans ce coin, mais je suis pas peu fière (encore mille mercis à Roxanne de me laisser publier mes bêtises sur un tel média :D).
Il neige, je rattrape donc mon retard sur le blog, en ajoutant un outil Twitter, Maintenant, vous pouvez directement twitter les articles et voir mes twittes sur le blog (oui je sais, je suis accro à Twitter, j'assume). Je me suis aussi rendu compte que cela fait longtemps que je n'ai rien ajouté à la rubrique En librairie ou Sortie de séance. Un manque que je vais essayer de réparer dans le futur.
Et surtout il m'a fallu combler un grave oubli: depuis que j'ai changé de thème, je n'avais pas vu que mon hébergeur, Tran Ha, n'apparaissait plus. Voici donc l'erreur réparée, j'ai ajouté l'ami chef de projet web dans les liens du blog. Si vous cherchez un bon chef de projet web, sympa, talentueux, tout ça tout ça, n'hésitez pas (et je ne dis pas ça parce que c'est un camarade de classe).
Petit instant teaser pour finir: j'ai dans les cartons une série de blog posts sur la recherche de stage... Je n'en dirai pas plus 😉

19Nov/100

La constance du monopole

Est-il naturel de voir sur Internet se développer des phénomènes de monopoles ? C'est la question à laquelle a voulu répondre Tim Wu, professeur de droit à l'université de Columbia, dans une tribune ouverte sur le site du Wall Street Journal. Alors même qu'Internet est un vivier d'idées, de services, de produits, alors même que chaque jour voit une nouvelle start-up se créer, une nouvelle idée émerger (quand ce n'est pas plusieurs), est-il encore possible de parler de situation de monopole ?

Lego Steve Jobs

"Internet a longtemps représenté le modèle du libre marché: la compétition sous sa forme la plus franche. Dans ce cas, pourquoi cet univers ressemble-t-il de plus en plus à un plateau de Monopoly ? Chaque domaine est contrôlé par une entreprise ou une oligopole. Google "possède" la recherche, Facebook les réseaux sociaux, eBay les enchères, Apple la vente de contenu dématérialisé, etc."

Toujours selon Wu, ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui ont contribué à la mise en place de ce système. Alors que chaque nouveau service est à portée de clic, c'est nous, utilisateurs, qui décidons de nous enregistrer sur le même portail, d'utiliser le même service, tout ceci sur les mêmes sites. Apparente décision individuelle ou effet de masse ? Avec pour résultat de toujours amoindrir le choix existant:

"Chaque fois que nous suivons un champion, pour de soit-disantes bonnes raisons, notre capacité de choix est diminuée. Ceci est un principe important en économie de l'information: le pouvoir du marché est moins souvent pris qu'abandonné, et cet abandon est plus souvent dû à un effet de masse qu'à une décision individuelle délibérée."

Et en effet, ce n'est pas les alternatives à Google qui manquaient: Lycos, AltaVista. Plus récemment (mai 2009), Microsoft a investi 40 milliards de dollars dans le secteur de la recherche pour lancer son propre moteur, qui ne représente que 3,20% de volume des requêtes, face aux 85% de Google.
Ce genre de monopole décourage la compétition: qui serait assez fou pour faire face à Google, eBay, Apple, et autres grands ténors du marché de l'informatique ? Seeks ?
Mais si on regarde le passé de l'informatique, il existe de nombreuses histoires de ce genre. À l'instar de Goliath défié par David, Internet Explorer n'a-t-il pas été défié par Mozilla Firefox à une époque où Microsoft régnait sur le marché du navigateur web ? GNU/Linux n'était-il pas un pied de nez aux systèmes d'exploitation déjà existant ? Plus récemment, 4 étudiants ont fait le pari de mettre à mal l'égémonie de Facebook avec leur projet Diaspora.

Je ne serai pas aussi défaitiste que Wu dans son analyse. Certes, il y a monopole, certes il est difficile d'aller contre ces empires dominants, mais il existe des alternatives qui méritent qu'on les mette en avant. Comme dirait mon professeur de gestion des entreprises, "un entrepreneur, c'est quelqu'un qui veut changer le monde". Changer le monde peut vouloir dire beaucoup de choses, y compris mettre Goliath à genou...

18Sep/100

Conférences à l’académie de Créteil

Une petite note pour annoncer le début des conférences de l'université de Créteil. Cette année, l'inauguration aura lieu avec Françoise Héritier, anthropologue et professeur au Collège de France, sur le sujet suivant; "Femmes, sciences et vie professionnelle".
L'inscription est gratuite et ouverte à tous, alors n'hésitez pas à vous inscrire en cliquant sur ce lien.

Un autre cycle de conférence sera également traité à propos de l'éducation et des apprentissages à l'ère du numérique, cycle que je ne manquerai pour rien au monde, maintenant que le projet B2i est officiellement lancé.

La suite au prochain épisode 🙂

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28Août/104

Panda dans le métro…

Ça m'arrive souvent de porter une veste ou un t-shirt Mozilla. Par contre, ce qui m'arrive moins souvent, c'est de me faire arrêter dans le métro parce que je porte une veste ou un t-shirt Mozilla. C'est pourtant ce qui m'est arrivé hier matin, dans le métro entre mon logement et mon travail.

"Hum, excuse-moi, où est-ce que tu as trouvé ta veste, s'il te plaît ?" La personne en question m'explique qu'elle a un pote geek qui est à fond avec Firefox, qu'il lui a installé et qu'il a bien aimé aussi, et donc que ça ferait un chouette cadeau pour son ami. Et moi, le plus naturellement du monde: "Bah, je l'ai eu à mon travail ?". S'en est suivie une conversation à propos de Mozilla et de son système de fonctionnement. "Mais euh, je croyais que c'était gratuit, Firefox ? Comment ça se fait qu'il y ait des employés et des stagiaires ?"
Petit cours rapide donc sur le comment de la chose: Mozilla Corporation est l'entreprise qui se "cache" derrière Mozilla Europe et qui envoie les fonds, eux même collectés grâce à la barre de recherche par défaut située dans le navigateur. C'est grâce à cela que l'on peut payer les quelques 300 employés qui travaillent pour Mozilla, ainsi que les événements organisés. À côté de cela, il existe de nombreux contributeurs, qui forment la plus grosse force de Mozilla: environ 90% du code Firefox provient de ces contributeurs. Mais il n'y a pas que le code dans la vie, il y a aussi les contributeurs en marketing, en design, en événementiel, etc. Il y en a pour tous les goûts (pour prendre mon exemple personnel, je m'occupe de projets communautaires, comme WoMoz, ou encore un autre projet méga top secret dont je vous parlerai plus tard 😉 ).

"Ah, je ne savais pas, je pensais que c'était une entreprise comme une autre !" Pas tout à fait comme une autre en fait, c'est ça qui fait sa singularité et son intérêt. Et sinon, pour tout ce qui est "goodies", il y a deux possibilités: soit vous mettez la main à la pâte, acceptez de faire partie de cette vaste communauté, de donner un petit peu de votre temps, soit vous pouvez vous rendre sur le site Store Mozilla, où vous pouvez trouver une vaste gamme d'objets "griffés" aux armes du panda roux. Pour ma part, je choisis la première solution, car ce que j'ai appris avec Mozilla, les gens que j'ai rencontrés, les projets auxquels j'ai participé,... bref la communauté, valent bien plus que quelques t-shirts et une veste 😉